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Exposition

From the roots to the ruins, 2019

Politics of the roots explore les espèces rudérales et les couches géologiques urbaines pour révéler une culture oubliée — celle des plantes nourricières qui, sous terre, réinventent sans cesse nos récits.
Politics of the roots est un essai visuel qui nous emmène sous terre, à la recherche de couches géologiques témoins de l’histoire déviante de nos villes. En s’attardant sur les espèces rudérales, ou celles qui poussent sur les décombres, il nous rappelle une culture oubliée, presque magique, qui n’avait comme contrainte que l’épanouissement lent des plantes nourricières et médicinales qui depuis toujours occupent nos villes. On y suit un regard nomade et instable, qui tente de traduire l’histoire complexe de nos écosystèmes urbains. Sous terre, les époques et les lieux s’agrègent en de nouveaux récits, loin des mythologies vieillissantes qui entourent encore parfois l’idée de nature.

Ces tunnels se ressentent comme une ruine en perpétuel changement, une ruine qui n’en est pas une, un objet en mutation. Il faut regarder de plus près la formation du sol, l’invasion des plantes, la croissance des communautés, l’élaboration de la survie.

Comprendre les ruines non pas comme un objet esthétique, mais comme un être vivant à partir duquel on peut apprendre des plans d’évasion. Pas en y projetant une sorte de fin, ou pire, une catastrophe apocalyptique. Mais en restant assis dans les ruines, by staying with the trouble, littéralement, et expérimenter les temporalités comme une lente hystérie, une extase, une révolution si lente, ancrée dans un sol contaminé, créant des mouvements comme une autre compréhension
de la stabilisation.
Evénement
Le commun

Genève
Suisse

Galerie photos

Julie Robiolle

Julie Robiolle (née en 1996 à Saint-German-en-Laye, vit et travaille à Genève) a étudié les arts visuels et l’installation spatiale à la Haute École d’Art du Rhin-Le Plateau (Mulhouse), avant de compléter le Master Recherche CCC en études curatoriales et critiques à la Haute École d’Art et de Design (HEAD, Genève). En 2019, elle a été co-commissaire de « Many Voices of les indiennes », une exposition-recherche analysant la culture visuelle coloniale des textiles appropriés de la côte de Coromandel, considérés comme infrastructure de la formation, étalée sur un siècle, du capitalisme racial. Plus récemment, elle a été co-commissaire d’un court-métrage d’horreur sans scénario dans le cadre de la résidence NRW+ (Musée Kurhaus de Clèves). Elle est la commissaire du projet Playground (Genève, depuis 2019), un programme d’expositions, d’ateliers et de performances explorant le rôle des plantes rudérales dans le développement social, et fondatrice et co-rédactrice de la plateforme Playground, une plateforme de publication collaborative en ligne axée sur les formes mineures de résistance.

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